Pas de chance !

30 juin 2019

Notre choix de rejoindre l’Europe du Nord par la Meuse s’est avéré être un mauvais choix.

Arrivés à Berry au Bac, au bout de l’Aisne, et alors que nous voulions continuer sur le Canal des Ardennes pour rejoindre la Meuse, l’éclusier nous indique que nous ne pouvons pas continuer dans cette direction car le Canal des Ardennes est arrêté !

Ce que nous craignions s’est donc produit : obligation de changer nos plans. Les options ne sont pas nombreuses :
– soit rebrousser chemin pour aller prendre le Canal du Nord et monter vers la Belgique,
– soit bifurquer vers le sud pour rejoindre le fameux Canal de la Marne au Rhin que nous voulions éviter !

Nous nous retrouvons donc contre notre gré à Châlons-en-Champagne puis Vitry-le-François.
Jusque là tout va bien, car c’est seulement à partir de Vitry que commence le Canal de la Marne au Rhin. Et là, la navigation se complique. Il y a de plus en plus de végétation dans le canal. Avant d’arriver à Bar-le-Duc la situation se détériore : de toute évidence le canal n’est pas entretenu. Les écluses ne sont pas nettoyées de la végétation qui envahi tout. Les pannes d’ouverture des portes d’écluses deviennent fréquentes.

La situation empire encore, au fur et à mesure que nous progressons vers le tunnel de Mauvages et le bief de partage.
Les écluses sont pleines d’herbes au point que nous n’avons plus de propulsion : il nous faut faire des marches arrières fréquentes pour libérer l’hélice des monceaux d’herbes qui s’y enroulent. De la même façon, nous surveillons la température du moteur et sommes obligés de nettoyer le filtre d’arrivée d’eau de refroidissement.

La navigation de plaisance se transforme en navigation déplaisante !

A force de patience, nous arrivons enfin à Toul, à trois écluses de la Moselle où nous espérons trouver enfin des conditions de navigation normales…

Voici l’état des écluses !

Et celui du port de Lgny-en-Barrois, lui aussi envahi d’herbes.